03.07.2009
Lectures de vacances
Vous avez erré, désespéré, dans les rayons de la librairie, en pleurant “Chais pas quoi preennnndre”. Alors, vite, voici une petite liste pour garnir vos sacs à dos.
Pour le trajet en TGV Atlantique : Paris-Brest Lecture rapide et jouissive. Vous aurez en plus un aperçu de la culture locale et serez au point sur la rade de Brest et le Cercle. Seul problème : l’arrêt à Brest est obligatoire pour faire son petit effet.
Pour des voyages dans des contrées lointaines (ou pour voyager tout en restant dans son appartement tout rikiki) :
Equatoria Seul problème : je conseille d’apporter un atlas avec vous, ce qui tout de suite alourdit les bagages.
Victoire Aucune contre-indication. Sauf pour ceux qui n’aiment pas les livres écrits tout petit et tout tassé.
La traversée du Mozambique par temps calme. Un de mes chouchous !
Pour ceux qui ont une grande valise
Une partie du tout Une grande fresque super bien et drôle, mais je ne suis pas sure qu'elle soit sortie en poche...
Pour ceux qui ont trop chaud : Le lièvre de Vatanen (ca va vous réchauffer illico)
Pour ceux qui prennent l’avion : Prisonniers du Paradis (parce que vous serez rassuré de voir comment on peut être heureux quand un avion s’écrase dans la mer.)
Pour ceux qui vont à New-York :
La belle vie. NY juste avant et juste après le 11. Émouvant, beau, tout quoi.
Extrêmement fort et incroyablement près, de Jonathan Safran Foer. NY après le 11. Émouvant aussi, drôle, poétique... super bien.
À neuf ans, Oskar Schell a perdu son père le 11 septembre. Lorsqu’il trouve une clé dans le dressing de son père un an après, Oskar se met en tête de découvrir la serrure à laquelle elle correspond ainsi que la signification du mot « Black » écrit au dos d’une enveloppe. Il décide de rencontrer toutes les personnes qui s’appellent Black à New York, soit deux cent seize foyers.
Pour ceux qui sont tout le temps en retard ; Mes conseils de l’an dernier sont toujours valables !
- Belle du seigneur, d'Albert Cohen (1 100 pages de valeur sûre). Un mélange de passion qui cherche la perfection, de description du monde diplomatique de l'Entre-deux-guerre totalement ironique, la montée de l'antisémitisme... C'est extrêmement bien écrit, en plus.
- La vie devant soi, d'Emile Ajar alias Romain Gary. C'est très drôle et triste à la fois, c'est poétique. C'est plein de pépites d'expressions partout. Momo vit chez une vieille juive, ancienne prostituée, et Emile/Romain en fait une belle histoire d'amour.Si vous préférez les histoires d'amour entre un employé de bureau très seul et un pyhton, c'est Gros-Câlin, toujours d'Emile Ajar, qu'il vous faut.
Pour ceux qui ont déjà lu tout ce que je leur avait proposé : Magnus, de Sylvie Germain. Je ne sais pas pourquoi, ce titre ne m’avait jamais tenté. Enfin, je me suis décidée à le lire, rassurée par la jaquette “Prix Goncourt des lycéens”. Bien m’en a pris, c’est un très beau roman. L’écriture est douce et riche, l’histoire est prenante. Magnus, c’est le nom de l’ours en peluche du héros Franz-Georg. Franz-Georg est né en Allemagne dans les années 1940. Il n’a plus aucune mémoire de ce qui s’est passé de sa naissance à ses 5 ans. Sa mère lui raconte son passé comme dans un conte, mais peu à peu, il grandit et s’aperçoit que tout n’est pas aussi beau que ce qu’on lui a fait croire. Ca peut même être l’envers de la beauté : l’horreur inimaginable. Entre conte et Histoire, le livre est la quête du héros pour récupérer son histoire et son identité. Je n’en dis pas plus, je vous laisse le lire...
23:47 Publié dans Qu'est ce qu'on lit (au lit) ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : critiques, lecture, vacances, romans
25.06.2009
Petite fabrique d´histoires - 7
La dernière séance, nous avons organisé une petite expo sur les coulisses de ce livre et nous avons dévoilé le livre entier, tout beau, tout grand, tout plastifié (ce qui n´est pas malin, c´est que je ne l´ai pas pris en photo...) Pour préparer l’expo, j’avais demandé aux enfants ce qu’ils avaient aimé dans cet atelier, et ce qu’ils avaient trouvé difficile.
Petits extraits....


Et le plus difficile :


La prochaine fois, je ferai peut-être un atelier d’orthographe !
MERCI A TOUS LES ENFANTS POUR CETTE BELLE AVENTURE !
16:27 Publié dans Fabrique d'histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animation, exposition
Petite fabrique d'histoires - 6
Ca fait longtemps que vous n'avez pas eu de nouvelles de la petite fabrique d'histoires ! Elle se porte très bien, et j'ai même le plaisir de vous annoncer que nous avons terminé le livre !
Le voici, le voilà ! L’histoire et les images !
Barbecue et le collier magique
(attention, le PDF fait 5 megas... mais c´est parce que c´est mega-joli !)
Quelques petits “retours d’expérience” sur les dernières séances de cet atelier
Les enfants ont été assez disciplinés pour terminer toutes les illustrations nécessaires, ce qui n’a pas toujours été facile, car ils avaient bien sûr commencé par ce qu’ils préféraient faire des bateaux, des bateaux, encore des bateaux !)
Avant chaque séance, je listais sur chaque page ce qu’il nous manquait. Pour les encourager, j’ai aussi commencé à faire le montage des pages pour lesquelles on avait à peu près tous les éléments : ça a très bien fonctionné pour qu’ils ne s’éparpillent pas. Les enfants ont réussi à dessiner et colorier tous les éléments qu´il fallait pour illustrer les 17 pages de l´histoire qu´on avait créée ensemble : un défi !
Ensuite, j’ai passé quelques heures à redécouper des petites pièces, à faire le montage, puis le collage. J’ai tenté d’intégrer des dessins de chacun, bien sûr, y compris ceux des plus petits.
16:18 Publié dans Fabrique d'histoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animation, enfants, atelier
13.06.2009
Petit aperçu d'un secret trop bien gardé

Ca y est, Elen a terminé les illustrations de mon histoire "Un secret trop bien gardé", à paraître avec pleins d'autres câlins dans le recueil collectif "calins du soir" chez Auzou, aux premiers frimas de l'automne.
Je ne résiste pas au plaisir de vous donner un petit aperçu, piqué sur le blog d'Elen. (Cliquez, cliquez, vous verrez plein de belles choses !)
Le rythme de travail d'Elen est hallucinant, car elle a eu l'histoire seulement au début de ce mois !
Ah, que c'est doux !
05:26 Publié dans Littérature jeunesse | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : illustration, elen lescoat, auzou, un secret trop bien gardé
03.06.2009
Marelle
Marelle, de Julio Cortazar
Waouh !
Tel est le mot qui résume peut-être le mieux l’impression que ce livre de 590 pages bien tassées m’a fait. Ça part dans tous les sens, mais c’est si bien ! Ça part tellement dans tous les sens que Cortazar propose deux manières de le lire. L’une, classique et linéaire, page après page, qui nous mène aux deux tiers du livre, et voilà, c’est terminé. L’autre manière est plus papillonnante : il faut suivre une complexe table de chiffres : lire d’abord le chapitre 72, puis le 22, puis le 43, etc. De cette manière, on lit l’ensemble du livre. C’est ce que j’ai fait, évidemment, c’est pas tous les jours qu’on nous invite à lire un roman dans le désordre !
Le livre s’y prête bien, car il se déguste comme un recueil de poésie. On peut y revenir souvent, il sera toujours différent.
Que croise-t-on dans cette promenade ? Horacio Oliveira, exilé argentin à Paris, qui ne fait rien, car telle est sa discipline. Et ses amis : un peintre, un autre homme qui s’invente plusieurs mères. Tous obsédés par un écrivain, Morelli. Et une femme bien sûr : la Sybille, qui a un sens de la vie qu’Horacio lui jalouse (« bienheureuse celle qui peut croire sans voir, qui forme corps avec la durée, avec le flux de la vie ».). Quoi d’autre ? Une histoire d’amour absolue entre Horacio et la Sybille. Le retour d’Horacio à Buenos Aires pour la rechercher. Sa vie auprès de son ami et de sa femme. La fusion, la confusion.
Les personnages parlent beaucoup de la réalité, du temps…, de beaucoup de choses, en fait !
Ce n’est pas vraiment une histoire, donc, plutôt de grandes joutes verbales, de grandes engueulades, des quêtes infinies, des personnages.
Quelques petits extraits à déguster :
« tu es capable de trouver de la métaphysique dans une boite de tomates »
« les mots adorent qu’on les sorte de la penderie et qu’on leur fasse faire un petit tour dans la chambre. »
20:20 Publié dans Qu'est ce qu'on lit (au lit) ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : marelle, julio cortazar, critiques









