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02/10/2008

Le mystère Pynchon

Après avoir vu Thomas Pynchon dans tous les magazines et dans la vitrine de plusieurs librairies, je n’ai pas résisté à l’envie de savoir à quoi ça ressemblait. Une libraire Pynchonmaniaque m'a conseillé de commencer par Vineland. Ce que j’ai fait. L'édition poche fait 400 pages de caractères particulièrement tassés et minuscules. La libraire m'avait prévenue : soit on adore, soit on déteste. Moi, c'est plutôt entre les deux. De plus, je ne suis pas une grande habituée de la littérature américaine, ce qui je pense me fait passer à côté de pas mal de dimensions du livre.

vineland.gifL'histoire : elle est difficile à suivre, mais c'est je crois une des caractéristiques du sieur Thomas. Une course-poursuite aux Etats-Unis avec des agents fédéraux plus fous que ceux qu'ils pourchassent. Chasse à la drogue jusqu’au-boutiste, chasse aux révolutionnaires des années 60. Et parmi les révolutionnaires, des interrogations : qui a trahi qui ? Qui est manipulé par qui ? Les images d’un Etat policier tout puissant sont frappantes. Et surtout la folie règne partout, de tous les côtés.
Les personnages : ils ont des noms bizarres : Zoyd, Ortho Bob... Ils sont biens campés et bien loufoques comme il faut.
Le style : c'est écrit avec élégance et humour (noir bien sûr) : « L’orchestre parcourait ces vallées encore inconnues à l’époque (sauf de quelques visionnaires de l’immobilier), dans des petites bleds à la croisée de chemins, là où un jour les maisons allaient proliférer, ainsi que les malheurs toutes catégories de l’espèce humaine ». Qu’est-ce que je vous disais ? br />L'impression générale : un livre à la fois jubilatoire, lucide et sombre. Un peu trop "américain" pour moi, toutefois.

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