29.05.2009

La fille sans qualité

fille sans qualités.jpgJe poursuis l’exploration de ma bibliothèque, avec La fille sans qualité, de Julie Zeh. Editions Actes sud

Un roman fort, très bien tourné. Implacable. Deux jeunes monstres montent pièce par pièce un engrenage infernal. A faire froid dans le dos...
Au début des années 2000, dans un lycée allemand, deux élèves surdoués poussent leur jeu jusqu’à l’extrême logique. Ada (quatorze ans) et Alev (dix-huit ans) sont nés pendant la guerre du Golfe ; ils ont grandi avec les images du conflit des Balkans et celles du 11 Septembre ou des attentats de Madrid. Ada, c'est une "fille sans qualités". Elle place l'efficacité au-dessus de tout et dit n’avoir pas d’âme.
Avec Alev, Ada a trouvé son maître de jeu. Elle se prête aux expériences comme si elle était à l’extérieur d’elle-même. Tous les deux sont amoraux : les jeux peuvent aller loin.
Sont-ils nihilistes ? Non :
Alev : « Les nihilistes, eux, croyaient au moins en l’existence d’une chose à laquelle ils pouvaient ne pas croire. »
Ada : « Nous, nous sommes les arrières-petits-enfants des nihilistes ».

Un seul petit regret : les tranches de réflexions philosophiques sont par endroit un peu longues.

Commentaires

j'hésitais mais tu m'as convaincue!

Ecrit par : estelle* | 03.06.2009

As-tu trouvé la lecture indigeste ? J'ai entendu dire (et c'est ce qui m'a retenu) que c'était quand même assez glauque. J'ai rien contre le glauque mais quand ça fait 500 pages, faut vraiment que ça soit passionnant et bien écrit

Ecrit par : san-tooshy | 03.06.2009

Estelle, j'espere que je ne ca ne te décevra pas !
San tooshy : non, je n'ai pas trouvé la lecture indigeste, a part certains passages philosophiques trop longs. C'est plutot bien traduit, d'ailleurs.
Glauque, un peu, mais moins que ne le laisse supposer la 4e de couverture. Heureusement, car c'est vrai que 500 pages de glauquitude absolue, c'est beaucoup !

Ecrit par : Lena | 05.06.2009

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