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05/05/2011

Les enchanteurs

romain gary,roman,critiquesMerveilleux titre pour ce roman de Romain Gary, n'est-ce pas ?

Fosco, le narrateur, est un vieux saltimbanque de plus de 200 ans. Il raconte les frasques de son père, grand enchanteur/soigneur/illusioniste auprès de la cour de Catherine de Russie.

Le propos du livre, c'est que la réalité est bien ennuyeuse et ne se suffit pas en elle même. D'ailleurs, les gens recherchent des enchanteurs pour qu'ils leurs racontent de belles histoires.

Ce roman est une grande fresque dans la Russie de Catherine et dans l'absurde. Personnellement, je me suis un peu lassée du style narratif "je raconte mes souvenirs", mais les idées sont vraiment bonnes, et quelques citations valent leur pesant de cacahuètes. Visez plutôt :

"Rien ne vaut à l'homme plus de récompense que l'art de rassurer."

 "On ne saurait réduire la vie à l'essentiel"

 "La peste adore les gens qui prient car elle aime le sérieux."

 "La mort n'étant pas autre chose qu'un manque de véritable talent..."

"L'amour, ce dont il a le plus besoin, c'est d'imagination. il faut que chacun invente l'autre avec toute son imagination et ne cède pas un pouce du terrain à la réalité"

 "C'est comme ça que la réalité se défend : en laissant les enfants devenir des hommes."

 Définition d'un enterrement : "comédie sinistre, conforme aux usages, qui permet de mieux tromper la mort en faisant mine de lui donner satisfaction."

Et ça se finit comment, ce roman ? Ah, ah, l'enchanteur sera enchanté !

Au fait, pourquoi Fosco  est-il si vieux ? C'est qu'il est tombé amoureux de la jeune épouse de son père, Térésina. Tant qu'il est vivant, Térésina - par son souvenir - reste vivante. Ah, c'est beau non ?

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