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05/07/2011

Autoportrait (à l'étranger)

critiques,jean-philippe toussaintNon... ce n'est pas le mien, d'autoportrait. C'est celui de Jean-Philippe Toussaint.

Ah ! Ces petits riens qu'il raconte avec tant de grâce et de légereté. Comment décrire un roman de Monsieur Toussaint ?

Laissons-lui le soin de le faire, avec l'aide d'une de ses fans japonaises : "mes livres lui faisaient le même effet bénéfique que la médecine chinoise, qui, sans jamais employer de grands moyens, lui procurait toujours un étrange bien-être. J'avais été enchanté de cette métaphore (un médecin chinois, voilà ce que j'étais, dans le fond."

Il y a de ça.

De quoi ça parle ? Jean-Philippe Toussaint raconte quelques aventures passées lors de ses déplacements d'écrivain. C'est tout. Mais c'est bien, drôle et doux.

Voici sa recette, trouvée dans une interview de lui, sur le site des éditions de Minuit :

"Dans Autoportrait (à l’étranger), [...], je pars de la réalité, je pars d’expériences concrètes qui me sont réellement arrivées et je vais vers la fiction, oh, prudemment, par de très légers infléchissements que je fais subir à la réalité, des torsions minuscules que je lui impose. Avec des scrupules incroyables au début : je n’osais pas changer le moindre détail réel ; si, dans la réalité, mon interlocuteur avait bu un Coca, je n’osais écrire autre chose, qu’il avait bu un thé, par exemple (or, de ma vie, je n’ai naturellement jamais écrit qu’un de mes personnages avait bu un Coca, il y a des limites, quand même). C’est quand j’ai commencé à changer avec la plus grande désinvolture certains noms propres que j’ai senti que je gagnais cette liberté dont j’avais besoin pour écrire le livre."

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