Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

29/06/2012

La littérature jeunesse qui fait peur...

littérature jeunesse, peurMiss E. me signale un fort intéressant article dans Slate, intitulé "La monstrueuse littérature jeunesse".

Il semblerait que les éditeurs et les parents français soient moins timorés que les anglo-saxons. Oui, les éditeurs publient des livres jeunesse qui font peur, les parents osent (parfois) les acheter, et les enfants adorent. Forcément, puisque ça met des mots sur leurs peurs, qu'ils ont de toute façon.

La peur de faire peur est telle que certaines histoires sont retouchées avant de passer outre-Atlantique, pour ne pas nuire au monde merveilleux que l'on construit autour des petits Américains.

Une petite citation amusante issue de l'article, pour vous donner envie:

"Aux Etats-Unis, l’American Library Association's Office for Intellectual Freedom (le bureau des libertés intellectuelles de l’association des bibliothèques américaines) répertorie tous les ans les tentatives de retraits de livres dans les librairies du pays: il en a compté plus de 11.000 depuis le début de ce travail, en 1990. Parmi ces livres: James et la Pêche géante (parce qu’il contient le mot «ass», qui veut dire fesses, mais en plus vulgaire que fesses, et moins vulgaire que cul). La Petite Sirène a aussi été mise en cause (parce que dans la version d’Andersen, elle n’avait pas forcément de coquillages sur les tétons dans certains éditions), Le Petit Chaperon rouge (la version de Grimm) et Blanche Neige (Grimm également), à cause de la violence du loup pour l’un, de la violence du chasseur et de la marâtre pour l’autre… "

Il est vrai que je dédicace peu de "Déesses des elfes sur le trottoir" (qui parle des SDF) pour des anniversaires. En revanche, je crois qu'il plait bien dans les bibliothèques.

Merci Miss E. !

Illustration : extrait d'une page Déesses des elfes sur le trottoir, illsutré par Fabienne Loodts.

Les commentaires sont fermés.