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04/11/2014

Confiteor

Confiteor, critique, roman, Jaume Cabre Un superbe pavé comme il est bon d'en avoir un sous les yeux : Confiteor, de Jaume Cabre. Une sorte de saga familiale espagnole au style particulièrement étonnant : l'auteur adore mélanger les époques dans une même phrase.

C'est l'histoire d'un petit garçon précoce, Adria, entouré d'un père glacial et d'une mère peu maternante. Ses deux parents ont des ambitions pour leur fils : pour son père, il doit apprendre 15 langues; pour sa mère, il sera violoniste. Lui, il aime bien jouer avec son cow boy et son indien.

Peu à peu, Adria grandit et comprend par bribe le monde qui l'entoure, monde assez complexe, puisqu'on nage en plein nazisme et franquisme. Peu à peu, il découvre que les manuscrits anciens et objets d'art que rapporte son père ont des origines douteuses.

C'est aussi le cas du violon sur lequel joue Adria de temps en temps : un Storioni. Ce Storioni est un des personnages très intéressant du roman : on le suit de la fabrication du bois à ses (mes)aventures jusqu'aux doigts d'Adria à travers le temps.

Les autres personnages : son ami depuis les cours de violon, bon violoniste mais qui rêve d'être écrivain, et la femme de sa vie, Sara, perdue puis retrouvée avant de la perdre à nouveau.

Le style est étonnant, disais-je. Jugez donc : Jaume Cabre aime mélanger sur une même page ou même dans une même phrase le nazisme et l'Inquisition, le Moyen Age et la période actuelle. C'est étonnant, mais ça fonctionne bien !

Laissez vous porter par ces 800 pages virtuoses !

Et merci à Emmanuel pour me l'avoir conseillé.

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