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23/10/2010

L'autre livre

LAL_Salon2010.jpgVoilà une excellente idée de sortie pour celles et ceux qui restent dans la capitale le WE du 11 novembre : le salon "L'autre livre" !  On y découvre un fourmillement de petits éditeurs indépendants, plein d'idées, plein d'humour. Bref, un salon très fréquentable.

Si vous y allez, surtout, passez voir le stand de Chant d'orties. Ces éditeurs gagnent à être connus. Et d'ailleurs, je devrais bientôt vous annoncer une bonne nouvelle ici même !!

C'est à l'espace des Blancs Manteaux, 48 rue vieille du Temple, Paris 4e.

Et vive la bibliodiversité !

20/08/2010

Le pédaroulette est à Paris Plage !

ParisPlage_pedalo.jpg

Ca ne vous dit rien ? Allez, allez, feuilletez à nouveau "Le tour du monde à pédaroulette". Alors ? N'y aurait-il pas des airs de ressemblance avec ceci :

pedaroulette_Ellka.jpg

 

Je ne vois qu'une seule explication : les organisateurs de Paris Plage sont des fans du Pédaroulette. Vous voyez d'autres explications, vous ? En tous les cas, ça a un franc succès sur le bassin de la Viltette !

02/08/2010

Pourquoi lit-on des romans ? (2/2)

Hop, suite et fin de notre passionnante enquête dans le Sciences humaines de cet été. Et pour nous mettre en appétit : le best-seller !

Le secret du best-seller
Le secret du best- seller, c’est de présenter des personnages qui nous ressemblent, avec les mêmes valeurs, des passions qui nous parlent, précisément parce qu’elles sont stéréotypées. Le best-seller encourage le lecteur dans ses croyances et ses attentes. Parce que l’autre me ressemble, il me sécurise. Je suis protégé  et rassuré par le personnage du roman, que je chéris.

La littérature, un avantage évolutif
Autre thèse fort intéressante mentionnée dans le dossier : la capacité à forger des histoires relève des facultés proprement humaines de produire des « mondes possibles ». L’imagination serait un moyen d’explorer le monde en pensée, de vivre des situations pour « voir » comment s’y prennent les personnages pour résoudre les problèmes auxquels ils sont confrontés.


Et la littérature de jeunesse dans tout ça ?
Depuis les années 60 et les recherches en psychologie, l’enfant n’est plus vu seulement comme un petit être fragile qu’il faut protéger, mais aussi comme un être pensant, porteur d’angoisses sur des sujets existentiels. Bruno Bettelheim parle même de « pervers polymorphe ». Voilà qui ouvre la voie à des histoires plus riches et complexes !
« Les enfants cherchent aussi dans l’acte de lire des réponses à leurs interrogations fondamentales », indique l’auteur de l’article sur la littérature jeunesse, Edwige Chiroutier. Ce n’est pas une simple fuite de la réalité ni un simple amusement.
La littérature fournit de l’intelligibilité à leur expérience du monde.
La fiction, à bonne distance entre l’expérience personnelle trop chargée d’affect, et les concepts trop abstraits, permet à de jeunes enfants de s’engager dans l’expérience de la pensée, explique encore E Chiroutier.
D’où l’importance de « ne pas voler les enfants » comme le dit Claude Ponti.

Alors, convaincus ?
Vous êtes déjà repartis lire ? Vous avez bien raison…


Sciences humaines numéro 218 – août-septembre 2010. Dossier « la littérature, fenêtre sur le monde » coordonné par Catherine Halpern,
Avec notamment « pourquoi lit-on des romans » d’Héloïse Lhérété, « à quoi pense la littérature jeunesse » d’Edwige Chiroutier. Et aussi : La littérature nous rend-elle meilleurs, Bienvenue dans mon cerveau, Le polar américain, reflet des fragilités sociales, Le roman, laboratoire sociologique, Ce que la littérature comprend de l’histoire.

29/07/2010

Pourquoi lit-on des romans ? (1/2)

Belle question pour un été, non ?
Le dernier numéro de Sciences humaines se la pose, à l’heure où les romans pullulent dans les trains et sur les serviettes, pleins de sable entre les pages.
« Se saisir d’un roman, c’est prendre rendez-vous avec soi. » résume l’auteur de l’article.
Allons voir plus près.


Littérature, première des sciences humaines

Le roman est une chose très sérieuse (rien à voir avec une distraction, qu’on se  rassure). Le roman a un vrai « pouvoir heuristique » et une « puissance cognitive » certaine.
Dans le roman, ce qu’on cherche, c’est à mieux connaître l’humain.
D’ailleurs, Tzvetan Todorov lui-même souligne que « la littérature est la première des sciences humaines ». Ce fut d’ailleurs la seule pendant de nombreux siècles.
Certes, mais quel est l’apport du roman par rapport à des livres d’histoires, des essais, ou même par rapport au cinéma ?
Il faut séparer les connaissances qu’apporte le texte, et l’imaginaire qu’il propose. Voilà le secret du roman !

Exemple : L’étranger, d’Albert Camus.
D’un côté, c’est une synthèse de l’existentialisme : solitude, mort, absurde…
Mais, Roland Barthes souligne que « ce qui fait de l’Etranger une œuvre et non une thèse, c’est que l’homme s’y trouve pourvu non seulement d’une morale, mais aussi d’une humeur. »

Un multiplicateur d’expériences
Le roman agit comme un multiplicateur d’expériences et offre d’innombrables vies par procuration. Le lecteur peut expérimenter des situations qu’il ne peut pas vivre dans la réalité, il évite les risques, mais peut en tirer le bénéfice de l’expérience.
Ce qui rend ces expériences puissantes, c’est la matière même du roman : des mots, des mots ! Il est très facile de s’identifier au « je » du roman, car on peut se l’imaginer comme on veut, en toute liberté.
« Cette intériorisation de l’autre explique l’intimité exceptionnelle que nous ressentons à l’égard de certains personnages », indique l’auteur de l’article, Héloïse Lhérété. Le cinéma n’a pas cette force-là.
Ainsi, la littérature peut façonner et modifier nos vies. Oscar Wilde a ainsi déclaré que « la mort de Lucien Rubempré [personnage de Balzac] est le plus grand drame de ma vie. »

A suivre... (tout sur les best-sellers, pourquoi lit-on des livres pour enfants...)

02/04/2010

Vous êtes le signataire n° 7114

Vous êtes le signataire n° 7114... de la pétition pour le salon du livre et de la jeunesse de Montreuil. Un génialissime salon coloré, grand rendez-vous des auteurs, illustrateurs, enfants, parents, ados, instit, bibliothécaires, etc. Ce rendez-vous est menacé.

Devant ses difficultés financières, le Conseil général de Seine-Saint-Denis envisage, lors du vote de son budget le 8 avril, de réduire fortement ses subventions au Salon, ainsi qu’aux autres structures de promotion de la lecture du département. Le centre de ressources sur le livre jeunesse, Livres au trésor, est aussi menacé.

Préparez vos plumes numériques pour signer :

http://www.salon-livre-presse-jeunesse.net/petition/index...

http://soutienlivresautresor.over-blog.com/

Ironie du sort : En décembre dernier, Claude Bartolone, président de ce conseil général, lançait un SOS "La culture est en danger !", rappelle Télérama cette semaine.