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16/05/2008

un peu de douceur

Anaïs Roussel est l'illustratrice de mon histoire "un secret trop bien gardé", pour le fameux projet 5 (qui m'occasionne de nombreux et sympathiques échanges de mails, en tant que co-coordinatrice).

Anaïs a fait une édifiante animation du "making-off" d'une illustration. Vous saviez, vous, que c'est dans cet ordre qu'on peint ?

Image attendrissante, n'est-ce pas ?  J'avoue, l'histoire finira bien, après tout c'est le printemps.

Vous n'aurez plus longtemps à attendre pour lire toute l'histoire illustrée, les 36 projets du projet 5 seront dévoilés au monde entier dès ce soir, à minuit une...

 
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08/02/2008

La vie sexuelle du Petit chaperon rouge

c656a4d17b9bdb0690991051503fb8ff.jpgJe suis en train de lire « Psychanalyse des contes de fées » de Bruno Bettelheim. Les contes de fées sont vitaux pour l’équilibre futur des enfants : les contes leur permettent de libérer leurs pulsions méchantes, détester leurs parents, être des héros, grandir, et bien d'autres choses encore. En résumé : ça permet aux enfants de gérer en douceur leurs problèmes oedipiens. Parents, lisez vite les contes de fées à vos enfants. Les mères deviennent les sorcières, les pères des dragons, mais c’est pour le bien de tous ! Si vous avez des problèmes aujourd'hui, c'est qu'on ne vous a pas lu assez de contes.

Bruno Bettelheim fait des lectures inédites de plusieurs contes, et ça décoiffe.

« Jacques et la perche aux haricots » traite bien sûr des difficultés pubertaires des petits garçons ; le symbole phallique de la perche ne vous aura pas échappé.

Pendant ce temps, « le petit chaperon rouge se déshabille et rejoint le loup dans le lit. » En plus, elle ne fait rien pour s’échapper. La petite fille pré-pubère essaie en fait de comprendre la nature contradictoire du mâle, à la fois dangereux séducteur (le loup) et père protecteur (le chasseur qui la délivre du loup). Encore un coup d’Œdipe…

Parents, pour continuer à lire des contes de fées, ne lisez pas le livre de Bettelheim.

Lecteurs, auteurs, illustrateurs, promeneurs, visiteurs..., si vous voulez connaître les coulisses des contes, lisez le livre de Bettelheim .

22/01/2008

Et hop

Et hop, j'ai le plaisir de vous présenter une autre illustratrice, Mzelle Marcelle, qui va illustrer le fameux texte, dont une partie est là en dessous, sous le lion à la chevelure folle.

Ca, c'est un graffiti, mais elle ne travaille pas que sur du béton... 

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18/01/2008

Qu'est-ce qu'on tricote ?

O joie, me voila travaillant avec une illustratrice, Anaïs Roussel, pour une histoire de secret (une autre). Nous nous sommes connues grâce à "l'agence de rencontre" Projet5.

Voici une des images qu'on peut voir sur le book d'Anaïs. Comme ça, vous ne pourrez plus jamais dire qu'un lion, ça ne tricote pas. Vous saurez aussi désormais qu'ils font des colorations de crinières assez réussies.a46b8aca6609440c95d51a81a53e3d61.jpg
 

NB : vous êtes illustrateur en mal de textes ? Alors, venez donc ici (ben oui, toujours le projet5. Vous n'imaginez pas ce que ça mobilise, 27 auteurs et autant d'illustrateurs, 38 textes !). Il reste des textes à illustrer !

Pour les grands principes du projet, c'est ici sur le blog du projet5 (lire au moins les règles du jeu, même si elles sont mouvantes) 

 NB : vous êtes lecteur ? Patientez un peu, et vous verrez les histoires qu'on vous prépare...

14/01/2008

Une histoire pour enfant sur le secret

Malgré le titre de ce blog, vous n'aviez pas vu grand chose sur la littérature jeunesse. Et bien voila le début d'une histoire que j'ai écrite pour le projet 5. Sous ce nom de code : de jeunes auteurs jeunesse écrivent des textes sur un thème commun - le secret - et des illustrateurs, à partir de demain, vont choisir les textes qu'ils souhaitent illustrer. Avis aux amateurs...

Comment ne plus jamais dormir

Tous les soirs c’est pareil : mon père veut que je me couche. Il n’a toujours pas compris que je suis bien trop occupé pour dormir. Alors j’ai crié.

J’en ai assez ! Papa, dis-moi ton secret pour ne jamais dormir !
–        Je n’en ai pas, Malo, je dors comme tout le monde.
–        Menteur ! Le matin tu es debout, puisque tu me réveilles. Le soir tu ne dors toujours pas,  puisque tu me couches. Tu as un lit, mais c’est juste pour faire semblant.
Mon père a rigolé et il a dit « allez, Malo, viens au lit. »
–        Enfin voyons, sois raisonnable, Papa ! Nous sommes en pleine guerre intersidérale : je ne peux pas abandonner mes combattants de l’espace maintenant, alors que les méchants ont encore attaqué. En plus, il faut que j’opère à cœur ouvert Ratafia, mon lapin qui ne va pas bien.
–        Au lit, Malo. Tu finiras la guerre demain, a dit mon Papa, qui ne rigolait plus.
Dans mon lit, je me suis juré de trouver le secret de mon Papa. Alors j’ai réfléchi très fort. Qu’est-ce qu’il y a de vraiment différent entre mon Papa et moi ? J’ai réfléchi, j’ai réfléchi, et puis je me suis endormi.


Lundi j’ai mis au point un plan d’attaque : à la fin de la semaine, j’aurai percé le secret de mon père.

Mardi, au petit-déjeuner, alors que mon papa avait le dos tourné, j’ai tenté de boire dans son café. Oueeeerk !! C’est amer comme une potion de sorcière au jus d’araignée. J’ai cru que j’allais m’empoisonner. En plus, Papa m’a grondé parce que j’avais craché partout dans la cuisine, même sur sa tartine.
Et le soir, je me suis quand même endormi.

Mercredi après-midi, alors que mon papa était aux cabinets, j’ai essayé de fumer. Oueeeerk !! J’ai failli m’étouffer et j’ai appelé les pompiers pour éteindre l’incendie dans mon gosier. En plus, Papa m’a grondé parce que je toussais comme un vieux toucan. Il m’a dit « Malo, arrête de faire ton intéressant. »
Et le soir, je me suis quand même endormi.

Jeudi après le dîner, alors que mon papa lisait le programme télé, j’ai fini son verre de rosé. Oueeeerk !! Le vin, c’est mauvais comme de la purée de cafard mélangée à du sang de grenouille essorée. Ça fait perdre la tête et j’ai failli ne plus la retrouver. En plus, Papa m’a grondé parce que je déblatérais sans arrêt et que j’ai vomi sur le canapé.
Et le soir, je me suis quand même endormi.
 

Vendredi, quand j’ai repris mes esprits, je me suis dit « il faut que je trouve le secret, ça ne peut plus durer. » 

[à suivre]