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24/07/2011

making of

De ses petits doigts agiles, Ojni travaille sur "Elle pédalait dans la choucroute", alias "Monsieur herberts bästa uppfinning", à sortir en Suède en septembre.

Elle découpe, elle colle, elle bricole, son copain photographie. Et moi, je ne m'en lasse pas !

 

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18/06/2011

Aldo fait parler de lui

"Aldo rêvait" n'est pas très discret :

le voilà critiqué par Danielle Bertrand sur l'incontournable site Ricochet :

"Aldo rêvait d’une voiture puis d’un garage puis d’un circuit puis d’une ville. Sur un rythme obsessionnel, le désir lui prend la tête et donc Aldo ne fait autre chose que tendre vers la satisfaction immédiate qui engendre un nouveau désir sur le même mode. Ce modeste album métaphysique nous dit qu’avec le désir, on construit le monde mais aussi que la satisfaction du désir le sature : lorsque tout est acquis, reste le vide, sidéral, pascalien.
L’illustration de Marion Claeys, selon technique du collage est particulièrement bien venue puisque peu à peu l’espace s’encombre et se noircit jusqu’à l’irrespirable. Un chat blanc mutique offre le contrepoint à l’agitation du récit. Avec fantaisie et distance, un petit conte de sagesse."
 

Et aussi par Cécile de Ram sur Encres vagabondes

" [...] Un bel album pour réfléchir tout en douceur à la notion de sagesse. Indispensable, à découvrir absolument."

et aussi sur le site de la librairie du monde libertaire, Publico:

"Bellement illustré, ce livre sera peut-être un antidote aux sirènes consuméristes qui hurlent aux tendres oreilles des chérubins attentifs et pleins de convoitise. "

Aldo rêvait, critiques, presse

11/06/2011

Interview de Marion Claeys, illustratrice

illustrateurs, interview, aldo rêvait, Marion ClaeysPour fêter l'arrivée d'"Aldo rêvait" dans les librairies, je renoue avec ma bonne vieille habitude d'interviewer mes illustratrices. C'est donc au tour de Marion Claeys de nous révéler ses secrets de fabrication d'Aldo... Merci Marion !

 Après la lecture de l'histoire, comment as-tu procédé ?

Après la première lecture, il y a toujours un temps de digestion et de flânerie. J’évite de sauter sur les crayons tout de suite, d’abord par faute de temps, mais surtout pour me mettre au travail quand l’envie est vraiment sincère et présente.
On s’imprègne peu à peu de l’histoire, et inévitablement des images et des ambiances colorées apparaissent. C’est un premier fil conducteur mais je sais par «expérience» qu’elles ne seront jamais le résultat final. Elles sont juste une motivation, un but qui ouvre très rapidement de nouvelles voies : je suis incapable de dessiner ce que je veux. Mes images sont toujours l’improvisation d’une autre.

Quels sont les éléments qui t'ont inspirés ?

Les couleurs.

Qu'as-tu préféré illustrer ?

J’ai beaucoup aimé illustrer l’ambiance du Rêve. L’utilisation des transparences et de couleurs douces permet d’obtenir ce résultat.

Qu'est-ce qui a été plus difficile ?

Pour illustrer Aldo, j’ai emprunté beaucoup de chemins différents. Le plus «difficile» est certainement d’accepter de prendre une autre direction au moment où l’on s’y attend le moins. Ce n’est pas évident d’admettre de faire demi-tour, mais c’est souvent la décision la plus productive...

Quelle technique as-tu adoptée ?

J’ai essayé beaucoup de techniques avant d’obtenir le résultat voulu. J’ai commencé par le détournement de photo, puis le monotype sur pastel, puis les deux ensemble ! J’ai abandonné, puis recommencé. J’ai tenté le coloriage... En vain !
Ces périodes de «touche-à-touche» et d’ «essai-ratés» sont à la fois les plus intéressantes mais aussi les plus «douloureuses» ; elles sont inévitables, riches, longues, surprenantes et parfois énervantes ! Je les accepte de mieux en mieux car elles font parties intégrante de la démarche créative. C‘est faux de penser qu’on obtient tout de suite le bon résultat !
Finalement j’ai fouillé mes fonds de tiroirs : j’ai récupéré des papiers que j’avais fait avec une technique de relieur. C’est une amie qui me l’a enseignée. C’est un mélange de découpage, de superposition, d’alcool (pour diluer les couleurs, on s’entend bien !!) et de hasard ! Ensuite j’ai découpé «virtuellement» dans ces blocs de couleurs sur un logiciel de dessin jusqu’à ce qu’apparaissent Aldo et son monde de rêves !

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Est-ce ta technique habituelle ? Utilises-tu parfois d'autres techniques ?

A chaque nouveau projet, j’utilise une technique différente, sinon j’ai la désagréable impression de me répéter, et d’opter pour la solution de facilité. J’utilise souvent le découpage/collage, les pastels gras, le monotype. J’ai hâte d’essayer la peinture, je n’y connais rien. Je termine très souvent mes images à l’aide de logiciels de dessin.

Qu'aimes-tu dessiner en général ?

Je ne sais pas, ça varie en fonction des époques, des envies. A l’âge de 5 ans, je ne dessinais que des châteaux !

As-tu des anecdotes à raconter sur la fabrication de cet album ?

Ma grand-mère est partie pendant que je travaillais sur cet album.
Alors que je tournais en rond depuis des semaines; j’ai bouclé l’ensemble des illustrations en seulement 3 jours, les yeux rouges et le coeur serré en pensant à elle. Cet album est le sien.

Quels sont tes projets en cours ?

Je prépare le très sérieux projet de partir en vacances ! Direction les jolies montagnes kabyles.
La semaine dernière j’ai croisé un auteur avec qui j’ai déjà travaillé plusieurs fois. Il m’a dit être jaloux de cet album, et m’a proposé de travailler sur un de ses textes... Je l’attends avec impatience !

Pourquoi n'as-tu pas de blog ou book en ligne ?

Je ne dois pas en avoir envie ! Du moins j’imagine !

22/05/2011

Monsieur herberts bästa uppfinning

Hein ? Quoi ?

C'est le titre de notre prochaine parution, avec Ojni aux manettes des illustrations !

Car c'est un éditeur suédois qui a adopté notre projet commun, issu du "Projet 7". Le thème de ce projet était "cuisine et gourmandise", ce qui m'avait inspiré l'histoire "Elle pédalait dans la choucroute". Ojni lui avait donné des formes et des couleurs. Et Lindskog Publishing publiera le tout... en suédois.

Parution prévue à l'automne, ça va venir vite ! D'autant qu'Ojni doit terminer les illustrations !

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Pour vous rafraîchir la mémoire, j'avais parlé de ce projet ici et et puis là aussi sur mon blog

10/05/2011

Bourse Nouveaux talents : "l'amie forestière"

J'ai participé au concours pour la bourse Nouveaux talents, lancée par Bayard et l'ONF (Office national des forêts). La mission était, pour les auteurs, d'écrire une histoire sur la forêt, avec un nombre de signes bien précis.

Bien m'en a pris ! Non, non, je n'ai pas gagné, mais mon histoire fait partie des 13 finalistes, sur les 255 histoires qui ont été envoyées. Voilà qui est encourageant....

Au fait, qui a gagné ? Marie-Avril Haïm,  pour « Sur le vert tendre des feuilles » "grâce à son apparente concentration sur le minuscule qui laisse paradoxalement une vraie place à l’infini de la forêt " dixit Bayard.

La concours avait aussi une catégorie Illustrateurs, remportée par par Nathalie Desforges,  avec « Les bois de Norbert ». Vous pouvez voir les 13 finalistes sur la page Facebook du prix. Moi, j'aime beaucoup les styles choisis ! Et je voulais aussi vous montrer le projet d'une des participantes, Lou. Un projet en couture assez génial, à voir ici absolument !

En cadeau bonux, le début de mon histoire, intitulée "L'amie forestière" :

Anatole descendit de sa cabane.
– Allez-vous-en ! Ce chêne est trop petit pour être abattu.
– On a besoin du bois, répondirent les hommes. Laisse-nous travailler.
– Cet arbre peut encore grandir pendant des dizaines d’années ! Revenez dans un siècle et je vous laisserai le couper. Alors il fera de magnifiques armoires pour vos maisons.
– Nous n’avons pas le temps, firent les hommes. Tu construiras ta cabane ailleurs.

 
Les hommes arrachèrent les clous et les planches de la cabane. Ils les empilèrent dans la carriole du vélo d’Anatole.
Un instant plus tard, la tronçonneuse hurla et le petit chêne s’abattit dans un gigantesque craquement.

  
Anatole pédala tristement à la recherche d’un arbre ni trop petit ni trop grand pour reconstruire sa cabane.
Sur les chemins abandonnés de ce qui fut une forêt, il slaloma entre les bouteilles en plastique et les sachets de chips. Quelques buissons donnaient une impression de verdure. Mais depuis longtemps, plus aucun arbre n’offrait son ombre et sa fraîcheur aux promeneurs. Ils avaient tous été abattus. [...]