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04/11/2014

Confiteor

Confiteor, critique, roman, Jaume Cabre Un superbe pavé comme il est bon d'en avoir un sous les yeux : Confiteor, de Jaume Cabre. Une sorte de saga familiale espagnole au style particulièrement étonnant : l'auteur adore mélanger les époques dans une même phrase.

C'est l'histoire d'un petit garçon précoce, Adria, entouré d'un père glacial et d'une mère peu maternante. Ses deux parents ont des ambitions pour leur fils : pour son père, il doit apprendre 15 langues; pour sa mère, il sera violoniste. Lui, il aime bien jouer avec son cow boy et son indien.

Peu à peu, Adria grandit et comprend par bribe le monde qui l'entoure, monde assez complexe, puisqu'on nage en plein nazisme et franquisme. Peu à peu, il découvre que les manuscrits anciens et objets d'art que rapporte son père ont des origines douteuses.

C'est aussi le cas du violon sur lequel joue Adria de temps en temps : un Storioni. Ce Storioni est un des personnages très intéressant du roman : on le suit de la fabrication du bois à ses (mes)aventures jusqu'aux doigts d'Adria à travers le temps.

Les autres personnages : son ami depuis les cours de violon, bon violoniste mais qui rêve d'être écrivain, et la femme de sa vie, Sara, perdue puis retrouvée avant de la perdre à nouveau.

Le style est étonnant, disais-je. Jugez donc : Jaume Cabre aime mélanger sur une même page ou même dans une même phrase le nazisme et l'Inquisition, le Moyen Age et la période actuelle. C'est étonnant, mais ça fonctionne bien !

Laissez vous porter par ces 800 pages virtuoses !

Et merci à Emmanuel pour me l'avoir conseillé.

11/09/2014

Décalage...

écriture, tempsEn ce début de septembre, il fait beau, on parle encore des grandes vacances. Et moi, je termine un scénario de BD qui se passe à Noël, pour le Toupie de décembre. L'écriture, quel que soit le sens où on le prend, c'est toujours défier le temps.

01/09/2014

Le liseur du 6h27

critiques, roman, Jean-Paul Didierlaurent

Je n'ai pas résisté à ce phénomène du printemps. J'ai lu "le liseur du 6h27". Le thème est attirant : un homme affecté au pilonnage des bouquins invendus. Mais Guylain Vignole déteste son travail. C'est un ouvrier malheureux et solitaire. Son seul compagnon est un vieil ouvrier handicapé suite à un accident du travail. Alors Guylain lit les feuilles qu'il sauve du pilon dans son RER du matin. Il y trouve une clé USB avec un texte bien écrit... par une jeune dame-pipi. Il décide de partir à sa recherche.

C'est un petit roman facile à lire et pas désagréable, quand on a envie de bons sentiments et d'une histoire d'amour.

 

30/08/2014

Le cuisinier

roman Martin Suter, Le cuisinierUn beau roman écrit sans chichi par le Suisse Martin Suter : Le cuisinier. Il arrive à mêler gastronomie ayurvédique aphrodisiaque, trafic d'armes, guerre au Sri Lanka et crise financière. Chapeau !

Le héros, c'est Maravan, un jeune Tamoul passionné par la cuisine et doué. Mais réfugié en Suisse, il ne trouve que des postes de marmiton.  Dans un restaurant chic, il rencontre Andrea, qui lui propose de s'associer dans une entreprise de dîners aphrodisiaques à domicile. Ce n'est pas très moral, mais Maravan doit envoyer toujours plus d'argent pour aider sa soeur et sa grand-tante, restées au Sri Lanka au beau milieu de la guerre civile.

A lire.... Et moi, je vais chercher les autres bouquins de Martin Suter.

11/07/2014

Compagnie K

critique, william Marsh, romanTrès beau roman de William March, qui était recommandé par les bibliothécaires : Compagnie K. C'est l'histoire d'un régiment américain sur la ligne du front en 1917. L'intérêt principal est dans la composition du roman : chaque membre de la compagnie raconte un élément de la guerre, "sa guerre". Et petit à petit, par touches, le roman avance, la guerre évolue. C'est parfois touchant, parfois dur. En tous les cas, c'est un beau roman.