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09/11/2009

Qui va encore à la bibli ?

Savez-vous que seuls 7 % de la population française va régulièrement dans une bibliothèque ? Et 30 % ne sont pas inscrits... C'est incroyable, mais cohérent avec les données sur la lecture... 43 % des CSP ouvriers n'avaient lu aucun livre en 2008, et 43 % des CSP cadres supérieurs en avaient lu entre 0 et 9 sur un an... (et on compte TOUS les livres (hors école et travail), pas que les pavés !). Ce sont quelques unes des données de l'enquête "Les pratiques culturelles des Français à l'ère numérique", d'Olivier Donnat, paru mi-octobre.

Pour la première fois, ce n'est plus tellement la télé qui monopolise le temps, c'est... Internet. Et d'ailleurs, je pourrais peut-être lire au lieu d'écrire ce post. A plus tard !

08/07/2009

Mes prochaines lectures...

Voici une nouvelle liste de livres... que je n’ai pas lus. Ma liste pour les vacances, quoi. Merci aux filles (oui, il me semble bien que c'était féminin, cet échange de haute volée) qui les ont suggérés sur la blogo-facebookspère et ailleurs. Je ne suis pas sure de tout lire... mais peut-être là-dedans trouverez vous aussi votre bonheur. 
C’est étrange, personne ne m’a suggéré un auteur français... Allez, un petit effort !

Jour de chance !!! Voici une mise à jour de cette belle liste au 10 juillet, car j'en avais oublié et puis on m'en a suggérés d'autres. Merci, grâce à vous, j'ai même maintenant une rubrique française.

Ambiance Un bon best-seller (les suggestions de Morgan !)

La voleuse de livres, de Markus Zusak (30 ans !) Quand la mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter. Une histoire étrange et émouvante où il est question : d'une fillette ; des mots ; d'un accordéoniste ; d'Allemands fanatiques ; d'un boxeur juif ; de vols.

Le treizième conte, Diane Setterfield. Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du monde, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui, âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur son extraordinaire existence. Sa lettre à Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire.

Ambiance francaise

Christian Gailly, L’incident. Elle n'avait pas prévu qu’on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s’il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser. Adapte au cinéma par Alain Resnais sous le titre Les Herbes folles. Triple fois oui, Yvves, cet auteur est hautement recommandable, notamment Be Bop qui est dans ta liste de trucs à lire super-bientôt, il me semble.

Aurélien, de Louis Aragon. Pour les fans de Belle du seigneur. Merci Mister Gouny pour cette idée !

 

Ambiance Beckettophile

Molloy, Malone meurt et L'innommable, de Beckett. Je ne m'étends pas (je ne les ai pas encore lus !!)... il faut vous adresser au beckettomane en chef Yvves.

 

Ambiance nippone

- Soie, d'Alessandro Barrico. Vers 1860, pour sauver les élevages de vers à soie contaminés par une épidémie, Hervé Joncour entreprend quatre expéditions au Japon pour acheter des neufs sains. Entre les monts du Vivarais et le japon, c'est le choc de deux mondes, une histoire d'amour et de guerre, une alchimie merveilleuse qui tisse le roman de fils impalpables. Un roman court, très poétique, lyrique, beau et pur. (Ca m'a l'air tres prometteur...)

- Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil, de Haruki Murakami. Un homme à la vie tranquille retrouve son amour de jeunesse...

 

Ambiance chinoise
- la Montagne de l'Ame, de Gao Xingjian, un poème de presque un millier de pages... Le voyage initiatique d’un homme à travers la Chine bouleversée par la Révolution culturelle (attention, gros pavé !)

- La joueuse de go de San Sha. 1937. Alors que la Mandchourie est occupée par l'armée japonaise, une lycéenne de seize ans semble ignorer tranquilement la guerre, les cruautés, les privations. Mélancolique, seule, l'adolescente joue au go. Un roman sur la naissance de l'amour et de la conscience politique. (Je l'ai sur un etagere depuis des lustres... va falloir que je le lise !)


Ambiance Classiques
- Amok ou le fou de Malaisie, de Stefan Zweig. Des nouvelles !

- Les beaux mariage, d’Edith Wharton. (Depuis le temps qu’on m’en parle, je n’ai encore rien lu d’elle, alors qu’il semble y avoir des points communs avec Virginia Woolf...). Les qualités d'analyse de la grande Edith Wharton et son brio font merveille dans cette vaste fresque qui dépeint une classe qui meurt et le monde du XXe siècle en pleine formation et trace avec audace et talent le portrait d'une femme moderne. Et aussi, Le temps de l’innocence.


Ambiance indienne

- Nocturne Indien, Antonio Tabucchi. Dans la chaleur des nuits indiennes, un homme part à la recherche d'un ami disparu. Entre Bombay et Goa, de bas-fonds miséreux en hôtels pour Occidentaux au luxe tapageur, sa quête croise la route de personnages étranges et déroutants. Mais il est facile de se perdre dans ce pays ensorcelant où les enfants sont devins, les vieillards un peu fous et les femmes si belles...

- Le pays des marées, Amitav Gosh. Trois destins étrangement liés, trois visages de l’Inde, trois regards croisés sur son histoire et son patrimoine.


Ambiance Europe
- la trilogie d'Agota Kristof (Le Grand Cahier, La Preuve, Le Troisième Mensonge) fable incisive sur les malheurs de la guerre et du totalitarisme, mais aussi un véritable roman d’apprentissage dominé par l’humour noir.

- Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows. Un livre agréable et loufoque, sur les iles anglo-normandes. Il a semble-t-il totalement enthousismé les blogonautes !


L’Amériiiqueuh
- Le Temps où nous chantions de Richard Powers. La destinée d'une famille américaine mélomane, qui questionne la place des noirs, l'évolution de la société américaine. Elu meilleur livre de l'année 2003 par le New York Times et le Washington Post.

- Fugitives, Alice Munro. Des femmes comme les autres. Par usure ou par hasard, un beau matin, elles quittent le domicile familial (ou conjugal), sans se retourner. Des nouvelles par la maitresse de la nouvelle !

- En Amérique, de Jean Baudrillard (ça, c’est moi qui rajoute, JB, j’adore, même si ce n’est pas à lire quand on est amolli par le soleil)

- Middlesex, de Jeffrey Eugenides. La destinée d'un hermaphrodite (be careful, gros pavé) C’est l’auteur de l’excellent Virgin Suicides (enfin, je n’ai vu que le film).

03/07/2009

Lectures de vacances

Vous avez erré, désespéré, dans les rayons de la librairie, en pleurant “Chais pas quoi preennnndre”. Alors, vite, voici une petite liste pour garnir vos sacs à dos.

Pour le trajet en TGV Atlantique : Paris-Brest Lecture rapide et jouissive. Vous aurez en plus un aperçu de la culture locale et serez au point sur la rade de Brest et le Cercle. Seul problème : l’arrêt à Brest est obligatoire pour faire son petit effet.

Pour des voyages dans des contrées lointaines (ou pour voyager tout en restant dans son appartement tout rikiki) :

Equatoria Seul problème : je conseille d’apporter un atlas avec vous, ce qui tout de suite alourdit les bagages.

Victoire Aucune contre-indication. Sauf pour ceux qui n’aiment pas les livres écrits tout petit et tout tassé.

La traversée du Mozambique par temps calme. Un de mes chouchous !

Pour ceux qui ont une grande valise

Une partie du tout Une grande fresque super bien et drôle, mais je ne suis pas sure qu'elle soit sortie en poche...

Pour ceux qui ont trop chaud : Le lièvre de Vatanen (ca va vous réchauffer illico)

Pour ceux qui prennent l’avion : Prisonniers du Paradis (parce que vous serez rassuré de voir comment on peut être heureux quand un avion s’écrase dans la mer.)

Pour ceux qui vont à New-York :

La belle vie. NY juste avant et juste après le 11. Émouvant, beau, tout quoi.

Extrêmement fort et incroyablement près, de Jonathan Safran Foer. NY après le 11. Émouvant aussi, drôle, poétique... super bien.
À neuf ans, Oskar Schell a perdu son père le 11 septembre. Lorsqu’il trouve une clé dans le dressing de son père un an après, Oskar se met en tête de découvrir la serrure à laquelle elle correspond ainsi que la signification du mot « Black » écrit au dos d’une enveloppe.  Il décide de rencontrer toutes les personnes qui s’appellent Black à New York, soit deux cent seize foyers.

Pour ceux qui sont tout le temps en retard ; Mes conseils de l’an dernier sont toujours valables !

- Belle du seigneur, d'Albert Cohen (1 100 pages de valeur sûre). Un mélange de passion qui cherche la perfection, de description du monde diplomatique de l'Entre-deux-guerre totalement ironique, la montée de l'antisémitisme... C'est extrêmement bien écrit, en plus.

- La vie devant soi, d'Emile Ajar alias Romain Gary. C'est très drôle et triste à la fois, c'est poétique. C'est plein de pépites d'expressions partout. Momo vit chez une vieille juive, ancienne prostituée, et  Emile/Romain en fait une belle histoire d'amour.Si vous préférez les histoires d'amour entre un employé de bureau très seul et un pyhton, c'est Gros-Câlin, toujours d'Emile Ajar, qu'il vous faut.

Pour ceux qui ont déjà lu tout ce que je leur avait proposé : Magnus, de Sylvie Germain. Je ne sais pas pourquoi, ce titre ne m’avait jamais tenté. Enfin, je me suis décidée à le lire, rassurée par la jaquette “Prix Goncourt des lycéens”. Bien m’en a pris, c’est un très beau roman. L’écriture est douce et riche, l’histoire est prenante. Magnus, c’est le nom de l’ours en peluche du héros Franz-Georg. Franz-Georg est né en Allemagne dans les années 1940. Il n’a plus aucune mémoire de ce qui s’est passé de sa naissance à ses 5 ans. Sa mère lui raconte son passé comme dans un conte, mais peu à peu, il grandit et s’aperçoit que tout n’est pas aussi beau que ce qu’on lui a fait croire. Ca peut même être l’envers de la beauté : l’horreur inimaginable. Entre conte et Histoire, le livre est la quête du héros pour récupérer son histoire et son identité. Je n’en dis pas plus, je vous laisse le lire...

19/10/2008

7 minutes

Cher Léna,

Vous avez été choisie pour participer à la soirée de lecture que la revue Rue Saint Ambroise organise, sous la Haute Autorité du Centre européen des Lettres, le samedi 18 octobre à 20 heures.
Chaque invité aura le privilège de lire un texte inédit de son cru d'une durée inférieure à 7 minutes, devant un auditoire trié sur le volet.
Les auteurs ne seront pas rémunérés pour leur prestation, fût-elle remarquable.
Tenue d'automne exigée.
Bien cordialement à vous. L'équipe de la revue

Forcément, avec une telle invitation, j'y suis allée avec un nouvelle sous le bras, ne dépassant pas 7 minutes.

Comment traduire des mots en minutes ? En farfouillant sur le web, j'ai trouvé quelques infos. En résumé, ça donne :
12 mots en 4 secondes - 180 mots  par minute - 9 000 mots à l'heure.
Voilà, ça peut toujours servir. Ca fonctionne à peu près.

Et alors c'était comment ? Bien ! J'ai entendu plus de 20 nouvelles différentes, sur des sujets qui n'ont rien à voir (de Pinochet au chat, de la télé à des soeurs siamoises russes, il y des mondes), dans des styles différents. Par exemple, j'ai eu l'impresssion que les trentenaires n'avaient pas la même façon d'écrire que les quinqua  et sexagénaires. Cet afflux massif de nouvelles en un temps condensé me permet aussi de mieux identifier mes faiblesses et mes tics. C'est aussi un entraînement à lire ses propres nouvelles à haute voix, mais ça, la Revue Rue Saint Ambroise y est coutumière. Et enfin, n'oublions pas la redécouverte du plaisir d'écouter des histoires !